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CURIOSITE

19 septembre 2013 - 06:37

Bouxwiller Robin Dietsché réalise un chef-d’œuvre d’ébénisterie Le grand bi, du grand art

 

 

Article des DNA du 18 septembre 2013

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Jusqu’à la Toussaint, le magasin Cycles Pierre de Bouxwiller expose le grand bi réalisé par Robin Dietsché, un jeune de la commune. Le vélo, majestueux, est une pièce d’ébénisterie tout à fait remarquable.

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L’Alsace, terre cycliste, verra-t-elle un jour déambuler sur ces pistes cyclables le majestueux grand bi imaginé et réalisé par Robin Diestché ? Le chemin semble encore long.

Aujourd’hui, le jeune bouxwillerois n’envisage pas de commercialiser son vélo, fruit d’un travail entrepris durant sa première année de DMA (diplôme des métiers des arts de l’habitat) au lycée des métiers de l’ameublement de Saint-Quentin, en Picardie. Mais laisse volontiers les curieux et amateurs de deux-roues admirer sa pièce unique dans le magasin de son partenaire Cycles Pierre, rue de Kirrwiller à Bouxwiller.

Un vélo inspiré de l’ère victorienne

Car ce grand bi, dont la partie centrale a été réalisée en bois massif, vaut assurément le détour et le coup d’œil. À partir du thème de l’ubiquité imposé par son école, Robin Dietsché s’est plongé dans l’ère victorienne, qu’il affectionne, pour concevoir son vélo.

Après des semaines de recherche sur cette époque, il ambitionne de réaliser une œuvre de style steampunk, un courant qui épouse « le fétichisme de la machine d’hier, surtout à l’ère industrielle, et de la technologie d’aujourd’hui ». Dès lors, le jeune homme de 21 ans n’hésite pas à multiplier les références au passé.

Il choisit d’abord de redonner vie au grand bi, « un marqueur temporel que tout le monde connaît et qui fut l’ancêtre de la bicyclette », assure-t-il, avant de piocher dans les technicités de l’époque pour concevoir son engin. « Le XIXe siècle se caractérise par la révolution industrielle. Elle symbolise la pérennité, la robustesse. J’ai essayé de reprendre cet esprit pour faire la partie extérieure du vélo. D’ailleurs, ses lignes de forces reprennent celles de la Tour Eiffel », assure celui qui a « toujours aimé bricoler dans son garage ».

Une œuvre d’art qui roule

Pour la partie centrale, « l’âme du vélo », le détenteur d’un bac S obtenu au lycée Adrien-Zeller de Bouxwiller s’est inspiré de l’art nouveau. « Il y a beaucoup de courbes et de contre-courbes. Les lignes sinueuses en coup de fouet sont directement reprises du monde végétal », poursuit-il. Enfin, la fourche arrière a été conçue selon la technique d’Itamar Burstein par cintrage. Le reste du vélo, c’est-à-dire les roues et le guidon, a été fourni par son partenaire Cycles Pierre, qui s’est arrangé pour lui dénicher des pièces conformes à sa demande.

Au final, sa réalisation séduit par son côté décalé au visuel peu commun et interpelle par sa facilité de conduite. Car oui, ce chef-d’œuvre d’ébénisterie, qui a nécessité plus de 90 heures de travail, n’est pas seulement un objet d’art, il roule.

Pour autant, le jeune homme qui bricolait petit dans le garage de la maison n’envisage pas de lancer une entreprise de vélos futuristes et extraordinaires.

Une fois son diplôme obtenu à la fin de cette année scolaire, il aimerait se lancer dans l’agencement haut de gamme. Car ce marché, contrairement à celui du cycle, « reste à développer en Alsace », lance-t-il, des projets plein la tête.

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